Je ne faisais que regarder les autres enfants et leurs grands frères et s½urs jouer avec les petites chèvres qui venaient tout juste de naître et qui profitaient des dernières pousses d'herbe avec l'arrivée de l'hiver glacé d'où l'on ne reverra pas la moindre herbe parmi la neige qui va tomber. . L'hiver était ma saisonpréférée, le moment où nous n'avons plus aucune tâches dehors à faire, ne plus s'inquiéter surtout des armées du roi Galbatorix qui terrorisaient et tuaient l'un d'entre nous à chaque arrivée. Mon père arrive alors pour me donner un sac tressé, en tissu et déchiré à quelques endroits
« -Ne perdons pas de temps, me dit-il d'un ton amer, finissons ces fichues récoltes de blés pour que ces incapables de soldats de l'Empire n'arrivent en nous voyant les récolter ! Ne fais pas cette tête et rends-toi un peu utile! »
Moi ? Utile? Depuis que mon frère était mort à cause des soldats de l'Empire.Mon père était désespéré et ma mère ne pouvant plus enfanter il ne restait que moi. Moi Erya,« jeune petite fille »comme me disait ma mère et « petite rebelle » comme disaient)les gens de mon village à cause de mon tempérament de vouloir vaincre à moi toute seule une armée de l'Empire, partir loin de mon village et partir à l'aventure bref...des rêves d'enfants. Mais étant la seule enfant de ma famille encore vivante, je devais rester ici, faire les tâches ménagères et attendre que mon père me trouve un fiancé dont je ne tomberais peut-être jamais amoureuse ,cruel destin que j'ai mais, après tout, les femmes ici n'étaient pas des guerrières. Je devais) rester dans ce petit village appelé Aseughs, où seulement quelques centaines d'habitants y vivaient. Je m'étais encore perdue dans mes pensées, mais mon père me ramène à la réalité en me criant dessus parce que je devais me rendre autant utile que mon frère. Je sors de la cabane en bois qui nous servait de maison et je passe devant le grenier en constatant que nos réserves de blés étaient faibles pour l'hiver à cause de l'Empire qui venait chaque semaine nous en prendre un peu plus. Les écuries que nous possédions n'avaient plus beaucoup de chevaux à cause de nos faibles restes de paille et de blés. Seuls les juments et leurs poulains ainsi que quelques étalons avaient étégardés. Enfin, après quelques minutes j'arrive au champ où déjà quelques personnes de notre entourage récoltent quelques semis. Mon père à sûrement dû leur demander d'en prendre car il préférait les voir dans les mains des habitants de Aseughs plutôt que de les voir au main de l'Empire. Petite, je ne comprenais pas pourquoi mon père en voulait tellement à l'Empire, mais maintenant je savais que c'était parce que chaque jour ils nous prenaient un peu plus de notre liberté. Je commence une première fois à me courber le dos, quelques grains que je prends dans ma main avant de les mettre dans le sac . Avec les trous qu'il y avait dedans j'étais obligée de le replier pour qu'il n'y en ai plus. Je continue ainsi de suite, mais au loin j'entends des bruits métalliques. Je ne m'étais pas aperçue que la nuit allait tomber, j'étais trop absorbée par ma tâche que j'en avais oublié tout le reste. Je me lève puis entends des cris, je cours alors à la maison en faisant attention de faire tomber le moins possible de blé. J'ouvre la porte, ma mère, paniquée qui regardais par la fenêtre en se rongeant les ongles.
« -Mère que se passe-t-il? »
Ma mère se retourne vivement vers moi :
« -Les soldats sont là, dit-elle dans un souffle
-Où est Père?
-Comment ? il n'est pas avec toi ? » s'inquiète-t-elle
J'ouvris la bouche mais rien ne sortit, je courrais alors précipitamment dehors en entendant le cri de ma mère m'implorant de revenir. Mon père était là-bas une épée et une fourche dans les deux mains entrain de discuter avec un soldat qui ne semblait pas le prendre au sérieux. Je me cachais derrière une maison voisine, la plus près d'où je pouvais entendre la discution.
« -Nous n'avons plus rien, cracha mon père
-Ce n'est pas comme ceci que le roi vous traite! Il vous laisse sur ses terres voilà comment vous le remerciez !dit le soldat en armure. Vous ne voudriez pas que j'appelle Murtagh le parjure et dragonnier qui est au service de Galbatorix? Il vous brûlerait tous ainsi que votre piètre village moisi!
-Espèce de lâche, crie mon père en plantant sa fourche près de son pied, je préfèrerais que tous le village se batte plutôt que d'être cramer en vulgaire rôti. »
Un main se posa sur mon épaule et une autre se plaqua sur ma bouche pour éviter que je crie. C'était mon ami Leth qui semblait inquiet.
« -Il faut que tu partes! dit-il après quelques instants de silence.
-Quoi?!!! »Je ne comprenais pas cette soudaine phrase qui résonnait encore dans mes oreilles.
« -N'as-tu pas entendu cette petite conversation, ton père têtu comme il est, vient de provoquer l'armée du roi. Dans quelques instants, je ne serai pas surpris de voir ton père se faire poignarder et le village attaqué, il)faut que tu partes !
-Et les autres?
-Il y en a qui sont déjà parti, d'autres veulent rester c'est leur choix. Mais toi Erya il faut que tu partes, je n'ai pas envie de te retrouver morte.
-Et qu'en sera-t-il de toi Leth ?
-Je suis un garçon en âge de me défendre !
-Ne fais pas l'imbécile et viens avec moi si je dois partir!
-Je dois rester ma famille ne veut pas partir.
-Non viens...
-Assez! »
Il me prit par le bras, et un cri retentit je reconnu celui de mon père, la mort l'avait pris, j'en étais sûre et j'avais d des larmes commençaient à brouiller ma vue. Un grand étalon, celui de mon ami était harnaché. Il ne me laissa pas le temps de protester et me fit monter dessus;
« -Si tu ne me revois pas, dit-il prends soin de Oniris, il saura te guider à travers les montagnes et le Surda, tu n'auras pas de problème, ensuite contourne le désert du Hadarac, mais traverse-le si vraiment tu n'as pas d'autre choix! Puis vas au Du Weldenvarden. Les elfes t-y accueilleront.
-Les elfes? »
Un autre cri se fit entendre, suivi par des plaintes.
« -Vas Erya, vole) Oniris! »
Il claqua la croupe du cheval, celui-ci s'emballa avant le prendre le galop, je zigzaguais alors entre les maisons. Je m'enfonçais alors dans les hautes herbes vertes. Je tirai sur les rênes du cheval de Leth. En me retournant une dernière fois et en versant des larmes pour mon meilleur ami que je ne reverrai probablement jamais et dont je n'avais même pas eu le temps de dire au revoir ou plutôt adieu ,mon père, ma mère, je vis le village où j'avais passé mon enfance s'envoler en fumée car au loin ou j'étais du feu avait été allumer car au loin, un feu avait été allumé,et brûlait tout ce qu'il y avait sur son passage. Je talonnais Oniris qui reprit de plus belle le galop à travers les plaines et les broussailles que je traversais. Je faisais de temps en temps apparaître un sourire en coin en pensant que cette fois-ci je partais enfin à l'aventure!
thanks to clumsy as Bella pour m'avoir corriger =D